AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Partager|

Horror Show [Brashen & Icare]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Sous-profil :
Messages : 151
Date d'inscription : 08/09/2021
Like a boss.
MessageSujet: Horror Show [Brashen & Icare] Dim 10 Nov - 16:35


Psycho-murder-therapy





Une belle plage de sable fin, cocotiers et compagnie. Chemise hawaïenne, chapeau de paille, cocktail fruité pour les plus aguerris d’entre nous. Je lézarde au soleil, mes lunettes ajustées sur le bout de mon nez. Pas le moindre grabuge à l’horizon – une fois qui n’est pas coutume. Je me suis incrusté dans un songe et force est de constater que ce dernier est plus agréable que je ne l’aurais jamais imaginé. Le lapin fait aussi bronzette sur un transat. Franky est le premier à profiter des petits bonheurs de l’existence. Sa conversation a la platitude d’un trottoir, mais sa compagnie m’est plaisante au fond. Je chope une bière dans le bac à glaces. Tout est permis ici – du moins, je me permets tout, nuance. Petite brise marine, chant mélodieux des mouettes, les vaguelettes scintillantes, écume des jours, sable mordoré : le paradis du monde bleu. Mon El Dorado inespéré.

Toute idylle a une fin hélas. Des esprits pas nets viennent troubler notre béatitude débonnaire, fauchant notre heureuse journée. Des ombres menaçantes s’agitent au-dessus de nos têtes. Encore une fois (c’est chose récurrente chez moi), je ne suis pas là où je devrais être. Les femmes et les lapins d’abord. Je ne réfléchis pas, j’emporte Franky et…je déguerpis d’ici le plus vite possible. Je trébuche plusieurs fois, déchirant ma chemise neuve au passage, m’écorchant les pieds sur des coquillages. Fuir là-bas fuir !

Les ténèbres me rattrapent, m’englobent jusqu’à l’étouffement. Je tourbillonne et lorsque je retouche le sol, je ne suis plus tout à fait le même…Muni d’une hache (ne posez aucune question), je me relève lentement, une envie de sang s’accroche à mon palais. Je panique intérieurement. Que suis-je devenu au juste ? Je n’ose pas regarder Franky devenu une réplique fidèle du monstre de Frankenstein. OMG. J’en ai la chair de poule.  

Je recule comme si j’avais peur de ma propre ombre. Je bouscule maladroitement un homme, pousse un cri de fillette attardée (je m’entraîne tous les jours devant mon miroir). Le désordre de mes vêtements fait peur à voir. Ma dégaine générale n’est pas engageante. Je lève ma hache trop lourde pour moi dans un effort de…de quoi au juste ? Non je ne veux pas le tuer. Non je ne suis pas un meurtrier. Et pourtant…je suis dans un tel état de stress que je pousse un hurlement macabre. Je serais capable du pire. Pourquoi ? Allez savoir.

« J’ai une…hacchhe et j’sais pa-pas…m’en servir. »

Recalé le pauvre vieux. J’crois qu’on n’a pas choisi la bonne mauviette de service : je ne suis bon qu’à cuire un œuf et encore…ah si, j’ai une licence en couture et en stratégies foireuses. Le ciel a changé de couleur. Des éclairs tombent dans la mer agitée, aussi agitée que les spasmes qui parcourent mes bras.

Les yeux fous rougis par la force du désespoir se fixent sur le garçon. Je ne contrôle plus aucun de mes gestes, le bug total, le black out. Une force assassine m’exhorte à mettre fin à la vie de l’inconnu. Exécution ordinaire. J’ai des convulsions surnaturelles. Je sens à peine mes jambes qui poursuivent l’innocent dans un élan d’une vigueur que je ne me connaissais pas. Permis de tuer. Je suis comme possédé à l’insu de mon plein gré. J’ai pas envie, je n’ai pourtant pas le choix que d’obtempérer. Ce lieu est maudit. Je me bats pour m’extraire à cette complainte du vice.

« Fuis pauv-v-re fou. Fuis…ou j’au-rr-rai ta m-mort sur ma con-conscience ! »

Et ta grand-mère et tes grands oncles paternels et tata Giselle et le chat du voisin et l’épicière Lustucru et les amis des ennemis les saints, HOP ! Tout l’monde il y passe.



Revenir en haut Aller en bas
Messages : 183
Date d'inscription : 04/09/2021
Age : 22
Localisation : Kuyden

Faîtes de beaux rêves
Situation sentimentale ♥ : Shortbread & Cinnamon
Groupe : Midnigters
Avatar : Hugh Dancy
Demoiselle en détresse
MessageSujet: Re: Horror Show [Brashen & Icare] Dim 10 Nov - 18:36

La Plage ne changeait jamais. Elle était immuable, une éternité de souffrances, de menaces sur les épaules du jeune homme, à tel point que cette nuit-là, Brashen s’en sentit las. Les temps changeaient, et avec eux, la perception qu’il avait de cet endroit, du danger qu’il ressentait, partout autour de lui, à la façon d’un miasme collant et écœurant dans lequel il aurait été englué sans rien pouvoir faire d’autre que s’épuiser à se débattre, chercher à fuir un lieu qui n’existait que dans sa tête. Se fuir lui-même n’était assurément pas une solution, il le savait. Et puis, il le savait, les joints fumés et la bouteille de whisky descendue vec Teodem n’étaient probablement pas étrangers à son état de rébellion adolescente, à l’envie qu’il avait d’insulter une plage qui ne pourrait rien faire de plus que l’enrhumer le lendemain… ou l’ensevelir sous des dizaines de kilos de sable jusqu’à ce qu’il s’étouffe.

Clairement, il n’était pas dans son état normal. Un rire étrange se fraya son chemin dans sa gorge, remontant de sa poitrine jusqu’à être dégueulé dans l’air frais de la nuit, éclatement d’une joie qui n’avait rien de réelle, et qui, en d’autres lieux, lui aurait flanqué la chair de poule. Pourtant, il ne parvenait pas à cesser de rire, témoin affligé d’un spectacle qui le privait de toute sa fierté, de tout son honneur. Mais qu’importait, car personne ne pouvait le voir. Il avait l’air d’un con, au milieu de cette plage battue par le vent furieux des grandes tempêtes du siècle, tant et si bien qu’il se serait cru dans l’un des romans de Stephen King, ses traits déformés par une hilarité aux relents d’alcool bon marché – et pourtant, ce whisky lui avait coûté un bras.

Ses pensées, aussi floues fussent-elles, furent vite interrompues par un homme étrange. Sa chemise hawaïenne, parfaitement déplacée dans un lieu tel que celui-ci, était déchirée, froissée, salopée par dieu seul savait quoi (pouvait-on seulement prétendre à l’existence d’une telle entité dans une ville comme Kuyden ? La question était bien trop compliquée, demandait une réflexion qu’il n’était pas prêt à fournir). Brashen haussa un sourcil approximatif ; il ne s’attendait pas à ce que ce mouvement, aussi minime fut-il, demande une telle concentration. En revanche, son mouvement de recul fut bien plus aisé, presque souple, lorsqu’il avisa la hache que tenait l’homme dans ses mains. Il ne comprenait rien de ce qu’il racontait, mais son esprit, bien que tournant littéralement à la vitesse d’un escargot – c’était sacrément reposant, quand il y pensait… - ne manqua pas de noter l’air absolument paniqué du bonhomme. Ses paroles le firent glousser un court instant, lui rappelant cette phrase prononcée par Gandalf dans le Seigneur des Anneaux, et que lui et Teo avaient répétée si souvent qu’elle était gravée dans son esprit (ou peut-être pas, mais il avait trop bu pour s’en formaliser). Mais, à en juger par le regard que posait l’homme sur lui, il ne plaisantait pas, et aussi étrange que soit la scène, ses jambes, elles, ne mirent pas l’éternité avant de comprendre que le moment de courir était venu, et que s’il voulait éviter de se retrouver avec une hache plantée quelque part en travers de son anatomie, il n’avait pas d’autre choix que de prendre ses jambes à son cou.

Filer à l’anglaise n’était pas aisé, avec tout ce sable humide, et son équilibre précaire, aussi ne tarda-t-il pas à s’affaler dans le sable. Le goût de ce truc était immonde, et il tenta – sans succès – de ne pas penser à toutes les bêtes étranges qui le peuplaient. Impressionnant comme son esprit n’avait pas la moindre difficulté à voguer au hasard, alors qu’un homme un peu creep le poursuivait…. Et s’était approché de lui, très dangereusement. Brashen se retourna péniblement dans le sable, et tendit sa jambe au moment où l’homme passait ; notez que ce genre de chose ne peut arriver que dans un rêve influencé par les délires alcoolisés d’un homme un peu abimé. Dans la vraie vie, l’agresseur, possédé ou pas, exécute un charmant saut de biche au-dessus de la dite jambe et plante sa hache dans la tête/le torse/le ventre (rayez la mention inutile) de sa victime. Au lieu de quoi, l’hawaïen s’étala-t-il dans l’herbe aux côtés de Brashen, et la hache vola-t-elle au loin.

Restait encore à savoir à quelle question répondre en premier : pourquoi étaient-ils étendus sur l’herbe, et non plus sur le sable ? Et que lui voulait ce pauvre diable qui, en deux temps trois mouvements, lui avait collé un terrible mal de crâne et à cause de qui il crachait du sable avec élégance ?

_________________
Sous la lumière en plein, et dans l'ombre en silence, si tu cherches un abri, inaccessible. Dis toi qu'il n'est pas loin et qu'on y brille. Petite soeur de mes nuits, ça m'a manqué tout ça, quand tu sauvais la face, à bien d'autre que moi, sache que je n'oublie rien mais qu'on efface. Toujours à l'horizon, des soleils qui s'inclinent, comme on a pas le choix il nous reste le cœoeur, tu peux cracher même rire, et tu le dois ♦ Noir Désir, À ton étoile.
Revenir en haut Aller en bas

Horror Show [Brashen & Icare]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: 
 :: 
Le manège
-