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It's my life | ft. Teodem Harper

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Faîtes de beaux rêves
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De Nobis Fabula Narratur
MessageSujet: It's my life | ft. Teodem Harper Lun 2 Déc - 19:08



It’s my life, now or never. I ain’t gonna live forever…


Cela faisait un peu plus d’une semaine que Natan était rentré à Kuyden mais tout c’était déroulé très vite. Il ne pensait pas que la ville aurait attendu tant de temps pour organiser de nouvelles élections afin de trouver un maire pour remplacer celui qui avait déserté depuis le dernier caprice de Jack. Il avait pourtant passé pas mal de temps en Chine mais peut-être qu’ils avaient attendu un signe quelconque du retour de Welheim, sans succès semblait-il. Ce n’était pas pour déplaire à Natan qui n’avait guère hésité à se présenter au poste de Maire. Après tout, cela ferait bien les pieds à Klarence s’il était élu, il lui prouverait ainsi que ce n’était pas lui qui le rabaisserait pour toujours. De plus, Natan avait certainement une expérience assez forte en politique et diplomatie, d’autant que son triomphal séjour à Pékin ne manquait pas de le prouver.

Lorsque Natan avait appris la nouvelle à Mei, elle avait été enchantée. Après tout, quelle femme ne voudrait pas d’un mari politicien ? Parce-qu’après tout s’il commençait par la gestion d’une commune telle que Kuyden, rien ne l’empêchait, dans quelques années, de pourvoir au poste de gouverneur de l’état. Une belle victoire contre la famille De Willefort dans laquelle il n’était que le vilain petit canard, même aux yeux de la génération la plus jeune. On lui avait donc procuré un emploi du temps des tâches qu’il devrait accomplir d’ici à l’élection et la rédaction d’un discours était nécessaire. Il ne l’avait pas encore commencé, il voulait tout d’abord s’imprégner des problèmes de la ville, de ce que les citoyens attendaient de leur maire pour pouvoir incarner le rôle à la perfection. Tout était une question de calcul, il le savait. Peu lui importait s’il devait être réaliste, il allait offrir à Kuyden ce que ces concitoyens voulaient. En attendant, il avait fallu organiser une rencontre avec un journaliste et lorsqu’on lui avait révélé le nom de celui à qui il aurait à faire, un sourire éclaira son visage.

Une cigarette au coin des lèvres, assis sur le rebord de la fenêtre dans son bureau, il faisait négligemment glisser le nouvel anneau qui se trouvait à son auriculaire de la main gauche. Il avait pris l’habitude ces dernières semaines, depuis qu’il la portait. Son retour à Kuyden lui donnait une impression étrange, il n’avait pas osé retourner dans le monde des rêves depuis qu’il était rentré et quelque chose le lui faisait même appréhender. Quoi ? Là était la question. Ce n’était certainement pas Jack puisqu’au contraire, il aurait voulu pouvoir le rencontrer. Mais les règles avaient changé pour lui et peut-être avait-il peur que ses objectifs le soient également. Etre l’élève de Jack ne lui disait plus rien, ce qu’il voulait à présent, c’était être son égal. Ne jamais se plier devant lui malgré l’aide qu’il avait pu lui apporter dans la cours de l’école lors de sa dernière manifestation. A moins que ce ne soit le Ramirez ? Mais il doutait fort que ce dernier l’apprécie alors il avait surtout pensé à Jack.

Perdu dans ses pensées, il attendait patiemment que le journaliste arrive. Il avait fait préparer le bureau au manoir De Willefort par Caïn et un feu crépitait dans la cheminée tandis que deux verres attendaient d’être remplis par un alcool ou un autre sur le dessus du bar. Le bureau en lui-même était bien rangé, rien ne trainait dessus mise à part une feuille blanche et un stylo plume de luxe en argent attendant patiemment l’arrivée des mots qui formeraient son premier discours d’homme politique. Quelque chose avait changé dans le De Willefort, sans qu’il ne veuille vraiment l’admettre, il n’était pas le même homme qui avait quitté Kuyden trois mois plus tôt. Sa malveillance avait changé, ses intentions également, et ça, les citoyens s’en apercevraient bien et c’est pour cette raison qu’ils l’éliraient maire.


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"Don't let me turn to the dark side. Don't let me f*ck every girl who's able to give me a smile." MM

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Faîtes de beaux rêves
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Requiem for a beer
MessageSujet: Re: It's my life | ft. Teodem Harper Mar 7 Jan - 22:41


You've got a secret, can I keep it ?



Le problème avec cette ville, cette vie, c'est que je n'y connais pas grand chose. J'ai beau avoir passé la plus grande part de ma vie ici, je n'ai pas vraiment de contacts. Il y a Brashen et Kieren, mais à part eux... Ce n'est pas comme si je n'en avais pas eu l'occasion, de part mon métier j'aurais d'ailleurs pu tisser un sacré nombre de lien. Encore aurait-il fallu que cela m'intéresse. Le problème, je crois, remonte à la disparition de ma mère. Du moins c'est ce que tous les psy que j'ai pu consulter ont ressortis. Traumatisé, peur des autres. Je ne suis pas vraiment sûr que le tout vienne de là, il doit bien y avoir une partie, je ne le nie pas. Mais entre nous, la vie des autres ne m'a jamais intéressé personnellement, leurs états d'âme et leurs petits maux non plus. Vous devez sans doute vous dire que mon choix de métier est du coup assez étrange. Détrompez-vous, il n'y a rien de plus désintéressé qu'un journaliste. Si on s'investit trop, si on s'attache, qu'on sort les mouchoirs parce que la vieille du coin a perdu son petit Snoopy, on est pas sorti de l'auberge. Il ne faut pas de pitié, pas trop d'empathie, pour exercer mon métier. Être capable d'écrire que le plus gentil des professeurs est en vérité un alcoolique sans remords et que le pire des cons de chez De Willefort fera le meilleur des maires. Ou pas. Le tout est d'être objectif, d'observer la chose que chaque personne cache derrière son petit sourire ou son regard de chiot en manque de câlin. Il faut être assez détaché pour remarquer ce qui aveugle la populace.

Je ne me prétend pas expert en la matière, mais j'ai assez de détachement et de recul pour que les choses soient un peu plus faciles pour moi dans ce domaine. Y en a qui sont capable de compter en multipliant les décimales de pi à l'infini, d'autres qui construisent des étagères dignes de figurer dans le catalogue de luxe d'IKEA et il y a moi. Capable de dire « menteur », comme au poker. Le bluff est d'ailleurs une chose très importante en politique, il est facile d'en jouer, d'en user et d'en abuser. Le De Willefort qu'on m'avait envoyer interroger en vue de l'élire maire de la ville semblait connaître les stratégies du bout des doigts. Si je n'avais pas eu l'occasion de rencontrer l'homme, sa réputation le précédait. Rien qu'au bureau, on pouvait entendre pester sur lui. « Tu verras Teo, c'est un con. », « Teo, méfie-toi, il pourrait te convaincre de tuer ta mère s'il le voulait ! ». Un sourire, tout simple. Me méfier, toujours. Ou jamais, peut-être était-ce finalement là, la clé.

Toujours est-il que j'arrivai enfin dans les bureaux -luxurieux, s'il vous plaît- de chez Mr. Le candidat. Des petites courbettes, des sourires bien placé et un Teodem qui n'a déjà pas trop sa place dans le tableau. Mon pantalon, bien qu'en toile, droit, assez classe, n'en restait pas moins pas assez bien mis, trop grand pour mes jambes, ce qui enlevait sa tenue de départ. Pas de chemise, un tee-shirt un peu large avec un « THE EMPIRE WANTS YOU ! » en gros dessus. Mes cheveux trop longs, décolorés à moitié, attachés lâchement ; mes tatouages dépassants. Bref, tout ça quand on fait face à ce qui semblait être son employé, en costard avec un balais dans le cul, ça paraissait assez... troll ? Je souris à cette idée en me disant qu'en racontant la mésaventure à Brashen il me dirait très certainement que j'aurais tout de même pu faire un effort. Mais sur l'instant, je frappai à la porte, mon sac à dos à la main, sortant mon PC portable afin d'écrire les dires d'un homme qui allait faire la une, pour quelques mois, voire quelques années.

Une fois entré, un sourire courtois. Très classe, Natan De Willefort se trouvait adosser à sa fenêtre, fumant une cigarette dans un rayon de soleil. Un martini et une olive et je l'aurais surnommé Bond. Ou M. Au choix. M'avançant poliment, sans m'asseoir sur la chaise j'observai déjà l'ordre spectaculaire de la pièce. Lui avait-on dit que je n'étais pas là pour le prendre en photo, tel un futur président, mais bien pour l'interroger ? Haussant un sourcil, d'une main posée contre le siège sur lequel j'attendais qu'il m'invite à prendre place je lançai, doucement, assez tendrement, même. « Enchanté, Mr. De Willefort. Je sais que vous étiez prévenu de ma venue, pourtant je ne sais pas si on vous a exactement dit mon but. » Il existait deux options, désormais. Jouer franc jeu, ou pas. C'est un peu comme un lancé de dés, le choix qui dépend du regard qu'il me rend. Pas trop arrogant, autant être franc. « Je ne viens en aucun cas vous lancer des fleurs, ni même l'inverse. Je viens simplement pour me faire une idée de qui vous êtes. Ne vous étonnez pas, mais l'article mettra un peu de temps à paraître. Il ne faudrait pas mentir à nos concitoyens, vous en convenez. » d'un sourire provocateur, j'attendais désormais ses réactions, prêt à prendre note de tout.

Alors, Mr. De Willefort, tenez-vous votre réputation, ou n'êtes-vous en réalité pas celui que vous prétendez être ?


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    La marche des vertueux est semée d’obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin, surgir l’œuvre du malin. Béni soit-il l’homme de bonne volonté qui, au nom de la charité se fait le berger des faibles qu’il guide dans la vallée d’ombre de la mort et des larmes, car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J’abattrai alors le bras d’une terrible colère, d’une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l’éternel quand sur toi, s’abattra la vengeance du Tout-Puissant.
    Jules-Pulp Fiction
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