Mort Frappé par la porte tournante de l'hôpital
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Mort Frappé par la porte tournante de l'hôpital
Mort 20 jours plus tard
Frappé par la porte tournante de l'hôpital
Depuis l'accident qui a blessé sévèrement Eugène Parent, des pancartes ont été installées devant la porte tournante située à l'entrée principale de l'Hôpital Pierre-Le Gardeur. On invite les gens à mobilité réduite à utiliser les portes de côté.
Un homme de 85 ans a été frappé par une porte tournante à l'entrée de l'Hôpital Pierre-Le Gardeur. L'octogénaire est mort 20 jours plus tard.
Eugène Parent, que sa famille décrit en bonne forme pour son âge, rendait visite à sa femme hospitalisée lorsque la porte l'a frappé par-derrière. Sa compagne avait reçu un pacemaker la veille. L'homme a été projeté sur le sol à l'intérieur de l'établissement. En tombant, il a subi une fracture de la hanche gauche.
«S'il ne s'était pas cassé la hanche, il ne serait sûrement pas mort aussi rapidement, lance sa fille, Sylvie Parent. Il venait de faire signer ses papiers par son médecin et son optométriste pour son permis de conduire.»
«Ça n'a pas d'allure»
L'incident du 16 juin dernier laisse pantoise la résidante de Saint-Sauveur. «À 85 ans, il avait le pas ralenti, mais n'avait pas de canne. De toute façon, un hôpital, il y a toujours plein de gens qui sont à mobilité réduite», soutient la gestionnaire de projets internationaux et doctorante en études urbaines à l'UQAM.
Selon elle, dès son réveil dans les heures suivant l'accident, son père a promis de contacter les médias pour dénoncer cette lacune. «Il a ouvert les yeux et a dit que ça n'avait pas d'allure, qu'il allait les dénoncer.»
Il n'aura toutefois jamais eu l'occasion de le faire. Hospitalisé pendant deux semaines, il a été transféré au Centre multivocationnel Claude-David où il est mort cinq jours plus tard.
Éviter que ça se reproduise
C'est en sa mémoire que Sylvie Parent a décidé de prendre la parole. Elle espère que cette situation ne se reproduira plus jamais dans aucun autre hôpital du Québec. «J'ai un ami cadre dans un autre hôpital qui m'a dit que ça n'avait pas de bon sens que la porte tournante ne s'arrête pas automatiquement.»
La direction de l'établissement a rédigé un rapport d'incident après la mésaventure d'Eugène Parent. «Quand il arrive un accident, on fait le nécessaire. On est toujours vigilant avec la sécurité de l'équipement», dit la directrice des communications au CSSS du sud de Lanaudière, Danielle Vézina.
Depuis quelques semaines, des pancartes préviennent les personnes à mobilité réduite et avec poussette d'utiliser les autres portes plutôt que la porte tournante. Sylvie Parent a aussi vu des techniciens travailler sur la porte problématique. Depuis, un capteur de mouvements arrête la porte lorsqu'on s'arrête. «Mais ce n'est pas parfait, ma gougoune est restée prise une fois», conclut-elle.
«Une dernière nuit d'enfer»
Si l'état de santé d'Eugène Parent a été lourdement affecté par sa fracture de la hanche, sa famille ne s'attendait pas à ce qu'il décède aussi rapidement.
L'homme est mort le 5 juillet après avoir souffert pendant plusieurs heures la nuit précédente. Selon sa fille, le centre où il était hébergé n'a pu lui fournir d'explications complètes sur les raisons qui ont mené au décès.
Sylvie Parent soupçonne qu'on ne lui aurait pas donné la bonne médication. Selon elle, quand son état s'est dégradé, on n'a pas appelé l'ambulance ni le médecin de garde. Ce n'est qu'un peu avant sept heures du matin que ce dernier a été contacté.
Autopsie
C'est à ce moment qu'on a constaté que son état était critique. Il est mort peu de temps après. Le bulletin de décès indique trois causes probables de la mort: cardiomyopathies sévères, des douleurs abdominales causées par une thrombose mésentérique ou une hémorragie interne.
Une autopsie a été pratiquée à l'hôpital pour déterminer avec plus de précision ce qu'il s'est passé.
Comme le rapport n'est toujours pas complété, Sylvie Parent nage encore en plein brouillard malgré la rencontre de deux heures qu'elle a eue avec des responsables de l'établissement.
«Je leur ai entre autres demandé pourquoi ils ne l'avaient pas envoyé en ambulance plus tôt», raconte-t-elle.
Pour tenter d'en savoir plus, elle a demandé la copie de son dossier médical et compte porter plainte au commissaire aux plaintes de l'établissement. Elle envisage également de poursuivre le Centre de santé estimant qu'il y a eu des manquements graves.
Frappé par la porte tournante de l'hôpital
Depuis l'accident qui a blessé sévèrement Eugène Parent, des pancartes ont été installées devant la porte tournante située à l'entrée principale de l'Hôpital Pierre-Le Gardeur. On invite les gens à mobilité réduite à utiliser les portes de côté.
Un homme de 85 ans a été frappé par une porte tournante à l'entrée de l'Hôpital Pierre-Le Gardeur. L'octogénaire est mort 20 jours plus tard.
Eugène Parent, que sa famille décrit en bonne forme pour son âge, rendait visite à sa femme hospitalisée lorsque la porte l'a frappé par-derrière. Sa compagne avait reçu un pacemaker la veille. L'homme a été projeté sur le sol à l'intérieur de l'établissement. En tombant, il a subi une fracture de la hanche gauche.
«S'il ne s'était pas cassé la hanche, il ne serait sûrement pas mort aussi rapidement, lance sa fille, Sylvie Parent. Il venait de faire signer ses papiers par son médecin et son optométriste pour son permis de conduire.»
«Ça n'a pas d'allure»
L'incident du 16 juin dernier laisse pantoise la résidante de Saint-Sauveur. «À 85 ans, il avait le pas ralenti, mais n'avait pas de canne. De toute façon, un hôpital, il y a toujours plein de gens qui sont à mobilité réduite», soutient la gestionnaire de projets internationaux et doctorante en études urbaines à l'UQAM.
Selon elle, dès son réveil dans les heures suivant l'accident, son père a promis de contacter les médias pour dénoncer cette lacune. «Il a ouvert les yeux et a dit que ça n'avait pas d'allure, qu'il allait les dénoncer.»
Il n'aura toutefois jamais eu l'occasion de le faire. Hospitalisé pendant deux semaines, il a été transféré au Centre multivocationnel Claude-David où il est mort cinq jours plus tard.
Éviter que ça se reproduise
C'est en sa mémoire que Sylvie Parent a décidé de prendre la parole. Elle espère que cette situation ne se reproduira plus jamais dans aucun autre hôpital du Québec. «J'ai un ami cadre dans un autre hôpital qui m'a dit que ça n'avait pas de bon sens que la porte tournante ne s'arrête pas automatiquement.»
La direction de l'établissement a rédigé un rapport d'incident après la mésaventure d'Eugène Parent. «Quand il arrive un accident, on fait le nécessaire. On est toujours vigilant avec la sécurité de l'équipement», dit la directrice des communications au CSSS du sud de Lanaudière, Danielle Vézina.
Depuis quelques semaines, des pancartes préviennent les personnes à mobilité réduite et avec poussette d'utiliser les autres portes plutôt que la porte tournante. Sylvie Parent a aussi vu des techniciens travailler sur la porte problématique. Depuis, un capteur de mouvements arrête la porte lorsqu'on s'arrête. «Mais ce n'est pas parfait, ma gougoune est restée prise une fois», conclut-elle.
«Une dernière nuit d'enfer»
Si l'état de santé d'Eugène Parent a été lourdement affecté par sa fracture de la hanche, sa famille ne s'attendait pas à ce qu'il décède aussi rapidement.
L'homme est mort le 5 juillet après avoir souffert pendant plusieurs heures la nuit précédente. Selon sa fille, le centre où il était hébergé n'a pu lui fournir d'explications complètes sur les raisons qui ont mené au décès.
Sylvie Parent soupçonne qu'on ne lui aurait pas donné la bonne médication. Selon elle, quand son état s'est dégradé, on n'a pas appelé l'ambulance ni le médecin de garde. Ce n'est qu'un peu avant sept heures du matin que ce dernier a été contacté.
Autopsie
C'est à ce moment qu'on a constaté que son état était critique. Il est mort peu de temps après. Le bulletin de décès indique trois causes probables de la mort: cardiomyopathies sévères, des douleurs abdominales causées par une thrombose mésentérique ou une hémorragie interne.
Une autopsie a été pratiquée à l'hôpital pour déterminer avec plus de précision ce qu'il s'est passé.
Comme le rapport n'est toujours pas complété, Sylvie Parent nage encore en plein brouillard malgré la rencontre de deux heures qu'elle a eue avec des responsables de l'établissement.
«Je leur ai entre autres demandé pourquoi ils ne l'avaient pas envoyé en ambulance plus tôt», raconte-t-elle.
Pour tenter d'en savoir plus, elle a demandé la copie de son dossier médical et compte porter plainte au commissaire aux plaintes de l'établissement. Elle envisage également de poursuivre le Centre de santé estimant qu'il y a eu des manquements graves.
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Localisation: Beauport-Limoilou , Québec
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scorpy- Admin

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