Qui sont les fétichistes?
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Qui sont les fétichistes?
Qui sont les fétichistes?
Le fétichisme nous apparaît étrange lorsqu'on est n'est pas un adepte. Car dans le camp des amateurs – et ils sont nombreux – il n’y a rien de plus compréhensible que d’être excité à la vue d’un talon aiguille, d’une veste de satin, ou encore d’un habit en latex. Que ce soit ou pas notre tasse de thé, il demeure que le fétichisme suscite la curiosité. Voyage délicieusement indiscret au pays des fétichistes.
Collégienne, infirmière, policière, meneuse de claques, autant de figures à saveur fétichiste qui en font fantasmer plus d’un. Et les pompiers, travailleurs de la construction et autres mecs en uniformes portent également une charge érotique qui relève davantage du fétichisme que de la réalité: car entre nous, pourquoi un pompier ferait mieux l’amour qu’un comptable, je vous le demande? Il n’y a rien de rationnel là-dedans et pourtant, on associe automatiquement le dernier à la platitude, à la chemise brune et aux bas blancs, donc à l’amant somnifère, et le premier, au beau gosse juste assez baraqué pour nous prendre passionnément sur la machine à laver… Vous me voyez venir, nous sommes toutes et tous un peu fétichistes, et ce, dans le sens propre de la définition ci-haut: notre plaisir est conditionné par un objet, en l’occurrence le vêtement.
Cuir, menottes et cie
Donc, à la lumière de cette information, les fétichistes ne regroupent pas qu’une poignée d’hurluberlus qui ne prennent leur pied seulement qu’en léchant les talons aiguilles de leur blonde, ou encore en s’embarrant les poignets dans des menottes. Non. Le fétichiste ou la fétichiste est cette personne qui a besoin d’une image, d’un objet ou d’un autre élément spécifique pour se mettre dans un état d’excitation sexuelle. Vous vous reconnaissez? Bien sûr! Le cerveau étant le foyer principal de notre sexualité, il devient dès lors presque impensable de s’autoproclamer totalement indépendant de ces petites coquetteries, de notre cinéma maison cérébral. Évidemment, certains individus ont le cinéma maison plus tordu que d’autres, mais qui sommes-nous pour les juger? Si on pouvait lire dans votre propre cerveau quand vous vous adonnez à quelques galipettes en duo ou en solo, serait-on choqué par son contenu? Hum… peut-être bien que oui, n’est-ce pas? Alors avant de plonger dans le très vif du sujet, ouvrons-nous l’esprit, d’accord?
Objets de désir
L’être humain possède un tel imaginaire que n’importe quel objet peut devenir fétiche : du pot de relish au pinceau à fard à joues, tout peut devenir érotisant. Toutefois, certains objets sont plus courants que d’autres. Ainsi, certaines matières et autres tissus comme la soie, la dentelle, le cuir trouvent de nombreux adeptes. Certaines parties du corps peuvent également constituer un objet fétichiste : les seins et les fesses, bien évidemment, mais aussi les orteils, les pieds, les lobes d’oreilles, etc. Les préférences en matière de couleur des cheveux ou encore de la peau, se retrouvent également dans l’album du fétichisme: certains mecs ne carburent qu’aux rouquines, alors que d’autres ne peuvent trouver leur compte que par une Asiatique.
Des signes dès l’adolescence
Les pros de la psychanalyse observent bon nombre des premiers signes de troubles fétichistes dès l’adolescence. On entend par trouble l’impossibilité de ressentir de satisfaction sexuelle sans la présence de l’objet fétiche. En fait, le fétichiste chronique est cet individu qui est épris émotivement et sexuellement par un objet extérieur à une personne, ou encore par une partie inanimée de cette personne. Le fétichiste a l’intime conviction que l’objet de son désir possède des propriétés et des vertus réelles, au même titre qu’une personne, et même davantage. Les individus touchés par ce fétichisme chronique éprouvent tôt ou tard de la détresse, ont tendance à se replier sur eux-mêmes et à fuir les activités sociales, et cela finit par créer des répercussions négatives dans leur vie professionnelle. Une thérapie doit dès lors être entreprise, appuyée, parfois par de la médication.
Des causes encore floues
Chercher à comprendre les causes du fétichisme est une quête possible, quoique très complexe. En fait, les chercheurs ne s’entendent même pas sur l’âge où apparaissent les premiers symptômes du fétichisme: certains prétendent que cela se déclenche dès la tendre enfance, alors que d’autres avancent que ce serait plutôt à l’adolescence, lors des premières expériences masturbatoires. Le seul consensus est celui-ci: tous les fétichistes ont les points communs suivants. Ils sont socialement mésadaptés, souffrent d’isolement et sont incapables d’établir de véritables liens d’intimité avec quiconque.
Trouble presque exclusivement masculin
En se tournant du côté de Freud, on constate que selon sa théorie, les hommes sont à peu près les seuls atteints par ce trouble mental. Il écrivait à ce propos : « Il n'est probablement épargné à aucun être masculin de ressentir la terreur de la castration lorsqu'il voit l'organe génital féminin. Pour quelles raisons cette impression conduit-elle certains à devenir homosexuels et d'autres à se défendre par la création d'un fétiche, tandis que l'énorme majorité surmonte cet effroi, cela, certes, nous ne pouvons pas le dire. » Le papa de la psychanalyse exagérait-il? Est-ce que la peur de l’appareil génital féminin est à ce point viscérale? Bien qu’on doive lire et comprendre le tout au deuxième degré, on contient mal nos doutes et notre… exaspération!
Il poursuit son explication ainsi: « Si le pied ou la chaussure ou une partie de ceux-ci sont les fétiches préférés, ils le doivent au fait que dans sa curiosité le garçon a épié l'organe génital de la femme à partir des jambes; la fourrure et le satin fixent - comme on le suppose depuis longtemps - le spectacle des poils génitaux qui auraient dû être suivis du membre féminin ardemment désiré; l'élection si fréquente des pièces de lingerie comme fétiche est due à ce qu'est retenu ce dernier moment du déshabillage, pendant lequel on a pu encore penser que la femme est phallique. Mais je ne veux pas affirmer qu'on peut chaque fois parvenir à connaître avec certitude la détermination du fétiche. Il faut recommander instamment l'étude du fétichisme à tous ceux qui doutent encore de l'existence du complexe de castration ou qui peuvent penser que l'effroi devant l'organe génital de la femme a une autre base qu'il dérive, par exemple, du souvenir hypothétique du traumatisme de la naissance. »
En bon français, le petit gars qui voit sa maman en sous-vêtements est persuadé que sous son slip se cache un pénis. Mais à son plus grand effroi, le bambin finit par constater que maman n’a pas de phallus, que ce qu’elle cache sous son poil est un monstre qui va le castrer, et pire, qu’à la simple vue de la toison de sa mère, l’enfant peut inconsciemment revivre le traumatisme de sa naissance via les effroyables voies génitales féminines. Donc, il se réfugiera dans le satin et la dentelle, deux éléments beaucoup moins menaçants qu’un sexe de femme. (J’entends Freud se virer dans sa tombe pour cette fâcheuse vulgarisation!). Finalement, ce qu’on retiendra de tout ça, c’est que le cerveau humain, à l’instar de la sexualité qu’il génère, est un organe fort fragile et fort complexe qui ne laisse pas percer ses mystères aisément.
Le fétichisme nous apparaît étrange lorsqu'on est n'est pas un adepte. Car dans le camp des amateurs – et ils sont nombreux – il n’y a rien de plus compréhensible que d’être excité à la vue d’un talon aiguille, d’une veste de satin, ou encore d’un habit en latex. Que ce soit ou pas notre tasse de thé, il demeure que le fétichisme suscite la curiosité. Voyage délicieusement indiscret au pays des fétichistes.
Collégienne, infirmière, policière, meneuse de claques, autant de figures à saveur fétichiste qui en font fantasmer plus d’un. Et les pompiers, travailleurs de la construction et autres mecs en uniformes portent également une charge érotique qui relève davantage du fétichisme que de la réalité: car entre nous, pourquoi un pompier ferait mieux l’amour qu’un comptable, je vous le demande? Il n’y a rien de rationnel là-dedans et pourtant, on associe automatiquement le dernier à la platitude, à la chemise brune et aux bas blancs, donc à l’amant somnifère, et le premier, au beau gosse juste assez baraqué pour nous prendre passionnément sur la machine à laver… Vous me voyez venir, nous sommes toutes et tous un peu fétichistes, et ce, dans le sens propre de la définition ci-haut: notre plaisir est conditionné par un objet, en l’occurrence le vêtement.
Cuir, menottes et cie
Donc, à la lumière de cette information, les fétichistes ne regroupent pas qu’une poignée d’hurluberlus qui ne prennent leur pied seulement qu’en léchant les talons aiguilles de leur blonde, ou encore en s’embarrant les poignets dans des menottes. Non. Le fétichiste ou la fétichiste est cette personne qui a besoin d’une image, d’un objet ou d’un autre élément spécifique pour se mettre dans un état d’excitation sexuelle. Vous vous reconnaissez? Bien sûr! Le cerveau étant le foyer principal de notre sexualité, il devient dès lors presque impensable de s’autoproclamer totalement indépendant de ces petites coquetteries, de notre cinéma maison cérébral. Évidemment, certains individus ont le cinéma maison plus tordu que d’autres, mais qui sommes-nous pour les juger? Si on pouvait lire dans votre propre cerveau quand vous vous adonnez à quelques galipettes en duo ou en solo, serait-on choqué par son contenu? Hum… peut-être bien que oui, n’est-ce pas? Alors avant de plonger dans le très vif du sujet, ouvrons-nous l’esprit, d’accord?
Objets de désir
L’être humain possède un tel imaginaire que n’importe quel objet peut devenir fétiche : du pot de relish au pinceau à fard à joues, tout peut devenir érotisant. Toutefois, certains objets sont plus courants que d’autres. Ainsi, certaines matières et autres tissus comme la soie, la dentelle, le cuir trouvent de nombreux adeptes. Certaines parties du corps peuvent également constituer un objet fétichiste : les seins et les fesses, bien évidemment, mais aussi les orteils, les pieds, les lobes d’oreilles, etc. Les préférences en matière de couleur des cheveux ou encore de la peau, se retrouvent également dans l’album du fétichisme: certains mecs ne carburent qu’aux rouquines, alors que d’autres ne peuvent trouver leur compte que par une Asiatique.
Des signes dès l’adolescence
Les pros de la psychanalyse observent bon nombre des premiers signes de troubles fétichistes dès l’adolescence. On entend par trouble l’impossibilité de ressentir de satisfaction sexuelle sans la présence de l’objet fétiche. En fait, le fétichiste chronique est cet individu qui est épris émotivement et sexuellement par un objet extérieur à une personne, ou encore par une partie inanimée de cette personne. Le fétichiste a l’intime conviction que l’objet de son désir possède des propriétés et des vertus réelles, au même titre qu’une personne, et même davantage. Les individus touchés par ce fétichisme chronique éprouvent tôt ou tard de la détresse, ont tendance à se replier sur eux-mêmes et à fuir les activités sociales, et cela finit par créer des répercussions négatives dans leur vie professionnelle. Une thérapie doit dès lors être entreprise, appuyée, parfois par de la médication.
Des causes encore floues
Chercher à comprendre les causes du fétichisme est une quête possible, quoique très complexe. En fait, les chercheurs ne s’entendent même pas sur l’âge où apparaissent les premiers symptômes du fétichisme: certains prétendent que cela se déclenche dès la tendre enfance, alors que d’autres avancent que ce serait plutôt à l’adolescence, lors des premières expériences masturbatoires. Le seul consensus est celui-ci: tous les fétichistes ont les points communs suivants. Ils sont socialement mésadaptés, souffrent d’isolement et sont incapables d’établir de véritables liens d’intimité avec quiconque.
Trouble presque exclusivement masculin
En se tournant du côté de Freud, on constate que selon sa théorie, les hommes sont à peu près les seuls atteints par ce trouble mental. Il écrivait à ce propos : « Il n'est probablement épargné à aucun être masculin de ressentir la terreur de la castration lorsqu'il voit l'organe génital féminin. Pour quelles raisons cette impression conduit-elle certains à devenir homosexuels et d'autres à se défendre par la création d'un fétiche, tandis que l'énorme majorité surmonte cet effroi, cela, certes, nous ne pouvons pas le dire. » Le papa de la psychanalyse exagérait-il? Est-ce que la peur de l’appareil génital féminin est à ce point viscérale? Bien qu’on doive lire et comprendre le tout au deuxième degré, on contient mal nos doutes et notre… exaspération!
Il poursuit son explication ainsi: « Si le pied ou la chaussure ou une partie de ceux-ci sont les fétiches préférés, ils le doivent au fait que dans sa curiosité le garçon a épié l'organe génital de la femme à partir des jambes; la fourrure et le satin fixent - comme on le suppose depuis longtemps - le spectacle des poils génitaux qui auraient dû être suivis du membre féminin ardemment désiré; l'élection si fréquente des pièces de lingerie comme fétiche est due à ce qu'est retenu ce dernier moment du déshabillage, pendant lequel on a pu encore penser que la femme est phallique. Mais je ne veux pas affirmer qu'on peut chaque fois parvenir à connaître avec certitude la détermination du fétiche. Il faut recommander instamment l'étude du fétichisme à tous ceux qui doutent encore de l'existence du complexe de castration ou qui peuvent penser que l'effroi devant l'organe génital de la femme a une autre base qu'il dérive, par exemple, du souvenir hypothétique du traumatisme de la naissance. »
En bon français, le petit gars qui voit sa maman en sous-vêtements est persuadé que sous son slip se cache un pénis. Mais à son plus grand effroi, le bambin finit par constater que maman n’a pas de phallus, que ce qu’elle cache sous son poil est un monstre qui va le castrer, et pire, qu’à la simple vue de la toison de sa mère, l’enfant peut inconsciemment revivre le traumatisme de sa naissance via les effroyables voies génitales féminines. Donc, il se réfugiera dans le satin et la dentelle, deux éléments beaucoup moins menaçants qu’un sexe de femme. (J’entends Freud se virer dans sa tombe pour cette fâcheuse vulgarisation!). Finalement, ce qu’on retiendra de tout ça, c’est que le cerveau humain, à l’instar de la sexualité qu’il génère, est un organe fort fragile et fort complexe qui ne laisse pas percer ses mystères aisément.
Bizarre, mais vrai!
Hybristophile
individu sexuellement excité par les criminels.
Erythrophile
individu sexuellement excité par les gens qui rougissent.
Maïeusophile
individu sexuellement excité par les femmes enceintes.
Brontophile
individu sexuellement excité par les orages.
Émétophile
individu sexuellement excité par les vomissures (non mais…)
Trichophile
individu sexuellement excité par les poils.
_________________
je vous surveille héhé
scorpy- Admin

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Date d'inscription: 31/07/2021
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Localisation: Beauport-Limoilou , Québec
Re: Qui sont les fétichistes?
Moi non plus. Est-ce normal docteur Scorpy?
_________________
scorpy- Admin

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Localisation: Beauport-Limoilou , Québec
Re: Qui sont les fétichistes?
Celui qui a composer l.article.. est pas allée a la meme écoel que nous .
Moi j'ai rien lui d'excitant
Moi j'ai rien lui d'excitant
Frifri- Messages: 3306
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Localisation: citoyenne du monde
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